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Voyance audiotel ou privée : ce que vous payez vraiment

Audiotel, forfait payé d'avance ou prix à la minute : les trois facturations comparées — et la seule qui annonce le total avant.

Publié le 16 août 2026 · Mis à jour le 27 août 2026

Un audiotel se paie à la minute sur votre facture téléphonique, sans carte, avec une mention « + prix d'appel » qui vous empêche de connaître le total à l'avance. Une consultation privée se paie par carte, à un tarif annoncé avant de commencer. Trois modèles de facturation coexistent en voyance : voici ce que chacun vous coûte vraiment.

La question n'est pas de savoir lequel est le moins cher. Elle est de savoir lequel vous permet de le vérifier.

Trois façons d'être facturé, et une seule vous annonce le total

Derrière les mots « audiotel », « consultation privée », « crédits » ou « à la minute » se cachent trois circuits d'argent différents. Ils ne se distinguent pas par le prix affiché mais par l'endroit où la facture est fabriquée — et par le moment où vous en prenez connaissance.

Le numéro surtaxé : la facture passe par votre opérateur

Vous composez un numéro à dix chiffres commençant par 08. Pas de compte, pas d'inscription, pas de carte : c'est tout l'argument. La contrepartie, c'est que le service ne vous facture pas directement — il est payé par votre opérateur télécom, qui répercute la somme sur votre facture de téléphone.

Ce circuit a un nom et un cadre. La plateforme d'information des opérateurs français définit ces numéros comme donnant « accès à des services payants » et cite explicitement la voyance parmi les exemples, aux côtés des démarches administratives. Trois familles tarifaires cohabitent, et le montant débité « varie en fonction du type de service et du fournisseur ».

C'est ce modèle qu'on désigne quand on lit « sans CB » sur une page de voyance. L'expression mérite qu'on la prenne au sérieux, parce qu'elle ne veut pas dire « gratuit » ni même « moins engageant » : nous avons détaillé ce que « sans CB » veut réellement dire dans un article à part.

Le forfait payé d'avance : vous achetez une durée

Deuxième circuit : vous réglez par carte, avant la consultation, un bloc de temps ou un pack de crédits. Quinze minutes, trente minutes, un montant rond.

L'avantage est réel et il faut le dire : vous connaissez le total, puisque c'est vous qui l'avez payé. L'inconvénient l'est tout autant. Ce que vous avez acheté est dû, que vous alliez au bout ou non. Si la réponse vient en quatre minutes, les vingt-six autres sont payées. Et si le sujet demande plus de temps que prévu, il faut racheter — souvent au milieu de la conversation, ce qui n'est jamais le meilleur moment pour prendre une décision d'argent.

Le prix à la minute : vous payez le temps passé ensemble

Troisième circuit : un tarif par minute est affiché avant que quoi que ce soit ne démarre, une empreinte est prise sur la carte, et seul le temps réellement écoulé est débité à la fin.

Là aussi, une contrepartie qu'on préfère écrire noir sur blanc plutôt que la laisser découvrir : la somme mise en réserve au départ apparaît sur votre compte avant que le montant définitif ne se règle. Vous voyez donc passer un chiffre qui n'est pas celui que vous paierez. La part non utilisée est libérée ensuite, dans un délai qui dépend de votre banque.

Les six questions à poser aux trois modèles

Numéro surtaxéForfait payé d'avancePrix à la minute
Qui vous facturevotre opérateur, sur votre facture téléphoniquele site, au moment de l'achatle site, sur le temps réellement passé
Connaissez-vous le total avantnon : le tarif annoncé ne comprend pas le prix d'appeloui : c'est le montant que vous réglezle tarif oui, la durée c'est vous qui la décidez
L'échange est-il privérien dans le modèle ne le garantit : c'est à vérifier sur la pageà vérifier sur la pageà vérifier sur la page
Carte bancaire nécessairenonoui, avant de commenceroui, en empreinte puis au débit réel
La durée est-elle bornéepar le service, s'il a posé un plafond — pas par vouspar ce que vous avez achetépar vous, et par un plafond de dépenses si le site en propose un
Comment ça s'arrêtevous raccrochezquand le crédit est épuiséquand l'un de vous deux met fin, ou au plafond que vous avez fixé

Une seule ligne de ce tableau se joue avant la consultation : la deuxième. Toutes les autres se rattrapent en cours de route.

« + prix d'appel » : pourquoi le tarif annoncé n'est pas le prix

Prenez la formule au pied de la lettre. S'il faut ajouter quelque chose, c'est que le chiffre affiché n'est pas le prix final.

Le montant en euros par minute paie le service — la personne au bout du fil, la plateforme qui l'héberge. Ce qui vient en plus paie la communication elle-même, et cette part-là ne se lit pas sur la page de voyance : elle se lit sur votre contrat téléphonique. Deux personnes qui appellent le même numéro pendant la même durée ne partent donc pas du même total, et aucune des deux ne pouvait le calculer avant de composer.

Ce n'est pas une pratique cachée : le modèle est encadré et parfaitement légal. Mais il rend une phrase impossible à prononcer honnêtement — « voilà ce que vous allez payer ». C'est la seule raison pour laquelle nous ne l'avons pas retenu.

Le mot « privé » mérite qu'on s'y arrête

Quand un service prend la peine de se présenter comme « privé », c'est qu'il existe des formules qui ne le sont pas. Le mot n'est pas décoratif, il sert à distinguer.

Un numéro de téléphone, en soi, ne vous dit rien de ce qui se passe de l'autre côté : combien de personnes sont en ligne, qui entend quoi, ce qui est enregistré. Avant de payer, cherchez sur la page ce qui est dit du caractère privé de l'échange. Si la page n'en dit rien, considérez que la question reste ouverte — et posez-la.

Vérifier un numéro avant de le composer

Un numéro surtaxé n'est pas anonyme. Chaque numéro a un éditeur identifiable, et il existe un annuaire inversé pour le retrouver, accessible depuis la plateforme d'information des opérateurs télécoms français — Bouygues Telecom, Free, Orange, SFR et les autres. Vous y entrez le numéro, vous obtenez le fournisseur du service, et vous pouvez signaler un problème depuis sa fiche.

La même plateforme recommande cette vérification en cas de doute sur un numéro payant, et rappelle les prétextes utilisés pour faire rappeler un numéro : un colis en attente, un gain à récupérer, une démarche urgente, la situation critique d'un proche. Pour un SMS surtaxé reçu, le signalement se fait au 33700, gratuitement.

Ce réflexe prend trente secondes et il vaut pour n'importe quel numéro, pas seulement en voyance.

Les plafonds eux-mêmes sont publics. Le régulateur des télécoms publie la grille des maxima par tranche de numéros : pour les 089 — la tranche la plus chère, celle des services les plus surtaxés —, le prix du service est plafonné à « 0,667 €/min ou 2,50 €/appel au maximum » hors TVA, soit 0,80 € la minute ou 3 € par appel TTC, et cette surtaxe « s'ajoute au prix de la communication normale ». C'est la traduction chiffrée du « + prix d'appel » : même au plafond réglementaire, le total dépend encore de votre contrat téléphonique. La grille complète est sur la fiche pratique de l'ARCEP consacrée aux numéros surtaxés.

Depuis l'étranger, la question ne se pose même plus : les numéros en 08 s'arrêtent généralement à la frontière — et ce qui marche à la place n'a pas d'indicatif.

Chez nous, c'est le troisième modèle — et voilà ce qu'on ne fait pas

Autant le dire dans cet ordre. Nous ne proposons pas de numéro surtaxé, pas de SMS surtaxé, et nous ne vous appelons pas sur votre ligne. Il n'y a aucun numéro à composer et aucun numéro à donner : la voix passe par le site, comme le chat écrit et la visio.

Le reste découle de ce choix. Chaque praticienne fixe son tarif à la minute et l'affiche sur sa page, canal par canal, avant que vous ne lanciez quoi que ce soit. Pendant la consultation, un compteur montre le temps écoulé et le montant correspondant. En appel audio, il ne démarre qu'au moment où elle décroche. Vous ne payez que les minutes passées ensemble, par carte, dans la plateforme et jamais en dehors.

Deux garde-fous existent en plus, et ils sont entre vos mains : un plafond de 300 € par tranche de 24 heures glissantes, tous canaux confondus, que vous pouvez abaisser vous-même dans votre compte ; et la possibilité de fermer toute consultation payante pour la durée de votre choix, sans que rien ne se rouvre sans un geste de votre part. Le service est réservé aux personnes majeures.

Ce que ce modèle ne fait pas non plus : promettre un résultat. Aucune praticienne ici n'a le droit de vous garantir quoi que ce soit, et vous pouvez lire les six vérifications qu'une praticienne passe avant d'apparaître en ligne pour savoir sur quoi cet engagement repose. Pour les ordres de grandeur du marché, nous les avons rassemblés dans notre article sur les tarifs réellement pratiqués, et le cadre général se trouve dans notre guide de la voyance en ligne sérieuse.

Les questions d'argent qui reviennent

Un numéro « sans CB » revient-il moins cher ?

Impossible à dire, et c'est exactement le problème. Le tarif à la minute peut être plus bas qu'ailleurs, mais tant que le prix d'appel n'est pas connu, la comparaison ne porte que sur une moitié de l'addition. Comparez ce qui est comparable : un total, pas un tarif.

Peut-on payer une voyance en une seule fois, sans compteur ?

Oui, c'est le modèle du forfait, et il existe chez de nombreux services. Chez nous, la formule à prix fixe s'appelle la question écrite : vous écrivez, vous payez un montant connu d'avance, et la praticienne répond par un message vocal. Pas de compteur, pas de durée à surveiller.

Comment savoir combien j'ai dépensé pendant l'échange ?

En regardant le compteur, qui reste affiché du début à la fin. C'est le seul moment où l'on peut vraiment décider de continuer ou de s'arrêter en connaissance de cause — et c'est pour cette raison qu'il est visible plutôt que consultable après coup.

Si vous voulez voir à quoi ressemble un tarif annoncé avant de commencer, les praticiennes en ligne en ce moment affichent chacune le leur.

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