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Travailler pour un site de voyance : mode d'emploi

Vous n'êtes pas embauchée, vous exercez en indépendante. Qui fixe le prix, qui touche quoi, qui paie un remboursement.

Publié le 9 septembre 2026

Travailler pour un site de voyance ne veut pas dire y être embauchée. Vous exercez en indépendante, sous votre propre numéro d'entreprise, et la plateforme vous met en relation, encaisse pour vous, puis vous reverse votre part. Chez nous cette part est de 65 %, vous fixez seule vos tarifs et vos horaires, et rien ne vous engage sur une durée.

Salariée ou indépendante : ce que « travailler pour » recouvre

Le contrat que vous signez sur UniversVoyance le dit sans détour à son article 2.3 : ce n'est ni un contrat de travail, ni un mandat exclusif, ni une franchise. Vous fournissez vos consultations en votre nom propre et sous votre seule responsabilité professionnelle ; vis-à-vis de la cliente, la prestataire, c'est vous. La plateforme n'est pas partie à la consultation (article 2.2).

Ce qui a une conséquence pratique immédiate : il vous faut un statut professionnel régulier et immatriculé avant d'ouvrir, et vos obligations fiscales et sociales restent les vôtres (article 5.2). Nous mettons dans votre espace des rappels et des liens vers les administrations, à titre informatif — nous ne tenons pas votre comptabilité et personne ici ne prétendra le contraire. Le chemin administratif complet, avec ses délais, est décrit dans le parcours pour devenir voyante en ligne.

La différence entre les deux mondes, posée en tableau — chaque ligne de droite renvoie à un article précis du contrat :

Salariée d'un employeurIndépendante sur la plateforme
Qui fixe le prixl'employeurvous, canal par canal (art. 8.1)
Les horairesimposés ou négociésles vôtres, sans minimum ni quota (art. 8.2)
Les méthodesencadréesles vôtres — aucun script, aucune évaluation (art. 8.3)
Refuserrarement possiblerefuser une cliente, sans justification (art. 8.4)
L'exclusivitéloyauté due à l'employeuraucune — vous exercez ailleurs librement (art. 9.1)
La fin de la relationdémission, licenciementrésiliation à tout moment, préavis indicatif de 15 jours (art. 27.1)

Ce tableau n'est pas un argument de recrutement. La colonne de droite est aussi celle où personne ne cotise pour vous à l'assurance chômage, et où le revenu dépend de votre seule activité — la liberté et le risque vont ensemble, et les contrats qui ne montrent que la première moitié se reconnaissent à ça.

Qui fixe le prix, et qui touche quoi

Vous fixez vos tarifs seule, canal par canal, sans validation préalable et sans plancher ni plafond imposés ; vous les modifiez quand vous voulez. Le prix payé par la cliente est celui que vous avez posé (article 8.1).

Sur chaque consultation, la plateforme retient une commission de 35 % et vous percevez les 65 % restants. Pour une consultation facturée 100 €, cela fait 65 € pour vous et 35 € pour la maison (article 16.1). Cette commission paie ce qui vous amène des clientes et ce qui vous évite de le construire : la mise en relation, les outils de consultation, la visibilité, la gestion des encaissements.

Deux détails que peu de contrats accordent, et qu'il vaut la peine d'aller chercher ailleurs quand vous comparez. D'abord, les frais du prestataire de paiement sur les consultations sont supportés par la plateforme : ils ne viennent pas se déduire une seconde fois de votre part. Ensuite, la commission ne vous est jamais réclamée en argent — elle est acquittée par compensation sur vos reversements, et sa facture périodique vous attend dans votre espace. Vous ne réglez rien, vous recevez un net.

Comment l'argent arrive sur votre compte

Vos reversements partent vers votre compte de paiement par virements réguliers, selon le calendrier du prestataire (article 17.1). Nous ne vous promettrons pas un jour de la semaine : ce calendrier ne nous appartient pas, et une plateforme qui vous jure un versement « tous les lundis » vous annonce quelque chose qu'elle ne maîtrise pas. Le relevé de vos opérations, lui, reste à votre disposition dans votre espace, en permanence.

Deux situations méritent d'être connues avant qu'elles n'arrivent. Si une somme est prise dans un différend en cours d'examen, elle peut être momentanément indisponible — mais l'indisponibilité est limitée aux sommes concernées par ce différend, jamais au reste (article 17.2). Et si votre compte de paiement est clôturé ou restreint de votre côté, les reversements se suspendent le temps que vous régularisiez auprès du prestataire ; passé quatre-vingt-dix jours sans régularisation, les fonds sont consignés (article 17.3). Ce n'est pas une menace, c'est de la mécanique bancaire — mais la connaître évite d'apprendre le mot « consignation » un mauvais matin.

Ce que la plateforme ne peut pas vous imposer

C'est la section que nous conseillons de garder en tête quand vous lirez d'autres contrats.

  • Aucun minimum de connexion, aucun quota. Vous déterminez seule vos disponibilités, vos absences, vos périodes de repos. Aucune pénalité ni retenue ne résulte d'un faible volume d'activité ou d'une absence (article 8.2).
  • Aucun script, aucun objectif. La plateforme ne délivre pas de directive opérationnelle et ne procède à aucune évaluation de la qualité divinatoire ou spirituelle de votre pratique (article 8.3). Vos méthodes, vos supports, vos déroulés sont à vous.
  • Le droit de refuser. Vous pouvez refuser une cliente, interrompre une consultation, laisser sans suite une question écrite, sans avoir à vous en justifier (article 8.4).
  • Aucune exclusivité. Vous exercez librement ailleurs, sans nous prévenir et sans pénalité, et vous pouvez le dire publiquement, y compris sur votre page (article 9.1).
  • Un classement qui ne s'achète pas en heures. Les principaux paramètres de présentation et de classement des profils vous sont communiqués, et le classement n'est pas employé en considération du volume d'activité (article 9.2). Autrement dit : rester connectée davantage ne vous fait pas monter.

Votre matériel reste le vôtre et à votre charge (article 8.5). C'est le seul poste de dépense de ce métier chez nous : il n'y a ni loyer, ni abonnement, ni frais d'inscription.

Les quatre formats, et ce qu'ils changent pour vous

Vous activez ceux que vous voulez, et vous fixez un prix pour chacun.

FormatComment c'est facturéCe qu'il demande de vous
Chat écrità la minuted'être disponible en direct, au clavier
Appel audioà la minute, le compteur démarre quand vous décrochezun endroit calme ; l'appel se fait dans le site, aucun numéro n'est échangé
Visioà la minute, compteur au décroché égalementde vous montrer, et de pouvoir montrer vos supports
Question écrite ou audioprix fixe, hors minuteune réponse en message vocal sous quarante-huit heures

La question écrite est le format le plus commode quand vous travaillez à côté d'autre chose : rien à tenir en direct. Elle a sa contrepartie — passé le délai de quarante-huit heures, la cliente est remboursée par le service lui-même (article 13.2), sans que vous ayez à intervenir. Le détail de ce que vit la cliente dans chaque canal est décrit dans notre comparaison du chat, de l'appel et de la visio.

Deux règles de prix à connaître : toute consultation payante est facturée au minimum 0,50 €, annoncé à la cliente avant de commencer, et rien ne vous empêche d'offrir un canal — une consultation offerte existe et se dit telle quelle.

Si une cliente demande un remboursement, qui paie ?

Presque personne ne pose cette question avant de signer. C'est pourtant celle qui sépare les contrats corrects des autres, et voici comment le nôtre y répond (article 25).

La preuve d'un défaut d'exécution qui vous serait imputable incombe à la plateforme, pas à vous. Aucune somme ne vous est imputée sans information écrite préalable énonçant le motif, et sans que vous ayez pu présenter vos observations sous soixante-douze heures. Si vous contestez, l'imputation est suspendue et le différend part chez un médiateur avant de devenir définitif. Le montant imputable est plafonné à celui de la prestation concernée : il n'existe aucune pénalité forfaitaire. Et en cas de contestation bancaire, c'est la plateforme qui fait l'avance auprès du prestataire de paiement avant toute répercussion.

Relisez ce paragraphe en tenant, à côté, le contrat d'une autre plateforme. La différence se voit en trente secondes.

Ce qui peut vous coûter votre accès

Vous signez un engagement, littéralement : « Je m'engage à ne proposer que des accompagnements conformes au droit — jamais de promesses de résultat. » Il s'accompagne d'une charte qui vous interdit notamment de promettre une guérison ou de poser un diagnostic, de délivrer des conseils juridiques ou financiers présentés comme certains, de garantir un résultat, d'exploiter la détresse ou d'inciter à des dépenses répétées disproportionnées, de poursuivre une consultation payante avec une interlocutrice manifestement mineure, ou de solliciter des coordonnées personnelles à travers les échanges. Face à une détresse psychique manifeste ou à des propos suicidaires, vous interrompez la facturation et vous orientez vers le 3114. La liste complète, et ce qu'elle change pour celles qui vous consultent, tient dans ce qu'un professionnel ne promet jamais.

En face, la procédure est encadrée. Une suspension conservatoire, le temps d'un examen, vous est notifiée avec son motif (article 26.1). Une résiliation par la plateforme suppose un préavis de trente jours et un motif explicite ; seul un manquement grave s'en dispense, et encore après la procédure contradictoire ci-dessus. Un manquement mineur, involontaire ou de première occurrence donne lieu à une demande de régularisation, pas à une porte qui claque (article 27.2).

Et dans l'autre sens : vous résiliez à tout moment, sans motif ni pénalité, avec un préavis simplement indicatif de quinze jours destiné aux consultations déjà réservées (article 27.1). Votre argent gagné vous reste dû.

Combien gagne une voyante en ligne ? Ce que nous refusons de répondre

C'est la question que vous êtes venue chercher, et nous n'y répondrons pas — ni par un montant, ni par une fourchette, ni par le portrait d'une praticienne qui aurait fait telle somme le mois dernier.

Non par pudeur. Parce que la réponse dépend de votre tarif, de vos horaires, de votre régularité, de votre façon de tenir une séance et d'une part de hasard que personne ne pilote. Une plateforme qui vous avance un chiffre pour vous décider ne connaît aucun de ces paramètres : elle vend un espoir, et elle le facturera d'une manière ou d'une autre.

Ce que nous pouvons vous dire d'avance tient en une phrase et elle est vérifiable : sur ce que vous encaissez, 65 % sont à vous, sans loyer, sans abonnement, sans exclusivité. Avant de choisir où poser votre page, la grille de ce qu'il faut vérifier d'un site de voyance qui recrute vous évitera quelques mauvaises surprises — et si vous voulez lire ce que vos futures clientes lisent, notre guide de la voyance en ligne sérieuse tient lieu de fiche de poste. Le questionnaire, lui, se remplit en dix minutes depuis la page des praticiennes.

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