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Site de voyance qui recrute : ce qu'il faut vérifier

Commission, exclusivité, versements, rupture, classement, litiges, sortie : les sept points à vérifier avant de candidater.

Publié le 1 septembre 2026

Un site de voyance qui recrute vous dira toujours oui plus vite qu'il ne vous dira comment il fonctionne. La question utile n'est donc pas de savoir lequel recrute, mais ce que chacun accepte d'écrire : commission et frais, exclusivité, versements, motifs de rupture, classement des profils, litiges, sortie.

« Quel site de voyance recrute ? » est la mauvaise question

Les annonces de recrutement de ce métier se ressemblent toutes, et pour une raison simple : elles sont écrites pour convertir, pas pour informer. Elles promettent une clientèle, une liberté d'horaires, parfois un revenu. Aucune de ces trois promesses n'engage qui que ce soit, parce qu'aucune n'est chiffrable ni opposable.

Ce qui engage, c'est le contrat. Et le contrat, la plupart du temps, vous ne le voyez qu'après avoir été acceptée — c'est d'ailleurs notre cas, et nous l'assumons : personne ne signe avant d'être admise. La parade tient en une phrase : posez vos questions par écrit, avant de vous investir, et regardez lesquelles obtiennent une réponse précise. Une plateforme qui répond « on en parlera plus tard » à la question de sa commission vient de vous répondre.

Vous n'avez pas encore de numéro d'entreprise ? Réglez cela d'abord, c'est plus court qu'il n'y paraît : le parcours administratif pour devenir voyante en ligne tient en cinq étapes.

Ce que la loi vous garantit déjà face à une plateforme

Voilà l'information que ce marché ne publie nulle part, et qui change le rapport de force.

Depuis le 12 juillet 2020, un règlement européen encadre les relations entre les plateformes d'intermédiation en ligne et les professionnels qui en dépendent — la catégorie dont relève exactement une plateforme de voyance qui met des indépendantes en relation avec des clientes. Il ne dit rien de vos tarifs ni de votre métier. Il impose des obligations de forme, et ce sont précisément celles qui manquent quand les choses tournent mal :

  • des conditions générales claires, compréhensibles et facilement accessibles, qui définissent les motifs pouvant justifier une suspension, une résiliation ou toute autre restriction ;
  • un préavis d'au moins quinze jours avant toute modification de ces conditions, notifiée sur un support durable — et davantage si le changement vous oblige à des adaptations techniques ou commerciales ;
  • la communication des motifs d'une décision, sur support durable : avant ou au moment où une restriction ou une suspension prend effet, et au moins trente jours avant une résiliation ;
  • l'indication des principaux paramètres qui déterminent le classement des profils, et les raisons de leur importance relative ;
  • un système interne de traitement des réclamations, gratuit, accessible, traité dans un délai raisonnable ;
  • au moins deux médiateurs désignés dans les conditions générales, pour tenter un règlement amiable.

En droit français, ce n'est pas resté une déclaration d'intention : la loi du 3 décembre 2020 a rattaché les manquements à ce règlement au régime des pratiques restrictives de concurrence du code de commerce, avec les sanctions et les injonctions qui vont avec.

Une précision d'honnêteté, parce que nous préférons dater nos affirmations : le 19 novembre 2025, la Commission européenne a proposé d'abroger ce règlement, estimant que d'autres textes européens plus récents font mieux le travail. Une proposition n'est pas une abrogation, et à la date où nous écrivons ces lignes — le 26 août 2026 — le règlement s'applique. Si vous lisez cette page longtemps après, vérifiez ce point ; les six exigences ci-dessus resteront de toute façon le bon standard pour juger une plateforme, qu'un texte les impose ou non.

Les sept questions à poser avant de vous engager

Envoyez-les telles quelles. Une réponse floue vaut une réponse.

  1. Quel pourcentage retenez-vous, et qui paie les frais d'encaissement ? La bonne réponse tient en un chiffre et précise si les frais du prestataire de paiement viennent, ou non, se déduire une seconde fois de votre part.
  2. Qui fixe le tarif ? Vous, ou une grille maison ? Si c'est une grille, demandez qui peut la modifier et avec quel préavis.
  3. Y a-t-il une exclusivité ? Explicite ou déguisée en « engagement de disponibilité ». Demandez si vous pouvez mentionner votre activité extérieure sur votre page.
  4. Comment et quand suis-je payée ? Un calendrier, un relevé consultable, et ce qui se passe si une somme est bloquée : sur quel périmètre, pour combien de temps.
  5. Qu'est-ce qui peut me faire suspendre, et sous quelle forme me le direz-vous ? Vous savez maintenant que les motifs doivent figurer dans les conditions générales et vous être transmis sur un support durable.
  6. Sur quels critères mon profil est-il classé ? Le nombre d'heures de connexion en fait-il partie ? Existe-t-il une visibilité payante ?
  7. Si je pars, que deviennent ma page, mon nom de scène et mon argent en attente ? C'est la question qui révèle le plus de choses, parce que personne ne l'a préparée.

À quoi ressemble une réponse précise

La questionRéponse floue (qui vaut réponse)Réponse précise
La commission« on en parlera après votre candidature »un chiffre, et qui paie les frais d'encaissement
Les versements« vous êtes payée régulièrement »le calendrier, et où consulter votre relevé
La suspension« ça n'arrive presque jamais »les motifs listés au contrat, la notification écrite
Le classement« notre algorithme valorise la qualité »les principaux paramètres communiqués — et si le volume de connexion en fait partie
La sortie« vous êtes libre »ce que deviennent vos contenus, votre nom de scène et vos sommes en attente

La colonne du milieu n'est pas caricaturale : ce sont les formules types des pages de recrutement du secteur. La colonne de droite est le niveau de précision que le règlement européen vous permet d'exiger — et celui auquel nous répondons plus bas.

Les annonces devant lesquelles il faut refermer l'onglet

Aucune de ces formes n'est illégale en soi. Toutes signalent qu'on vous vend un rêve avant de vous vendre un cadre.

Un revenu annoncé — mensuel, horaire, « en moyenne » — est le premier signal, et le plus fiable. Personne ne connaît votre tarif, votre régularité ni votre façon de tenir une séance : un chiffre avancé avant même votre candidature ne mesure rien.

Vient ensuite tout ce qui se paie à l'entrée : frais d'inscription, formation obligatoire facturée, pack de démarrage, abonnement mensuel pour « être visible ». Une plateforme se rémunère sur ce que vous encaissez ; celle qui se rémunère sur votre inscription n'a plus besoin que vous réussissiez.

Le troisième signal est plus retors, parce qu'il ressemble à un service rendu : l'absence de toute demande de numéro d'entreprise. On vous simplifie l'entrée, dites-vous. En réalité, on vous laisse porter seule un risque qui vous appartient — et une plateforme qui ne vérifie pas ce point sur vous ne le vérifie sur personne, y compris sur celles dont vous partagerez la vitrine.

Enfin, méfiez-vous d'un mur d'avis parfaits publiés dans la même semaine, dans la même longueur, avec le même vocabulaire. C'est un motif mesurable, et il se repère aussi bien sur les pages de recrutement que sur les pages clientes.

Savoir qui édite réellement le site, en deux minutes

Remonter d'une enseigne à la société qui l'exploite prend le temps d'un café : les mentions légales donnent un nom, le registre national des entreprises fait le reste. Vous découvrirez parfois que deux plateformes qui semblent concurrentes appartiennent au même groupe — notre carte des sociétés qui éditent les sites de voyance montre à quel point c'est fréquent.

Ce détour vaut le coup pour une raison précise : le contrat que vous signerez et les habitudes commerciales que vous découvrirez viennent de l'éditeur, pas de l'enseigne. Deux vitrines, une seule politique.

Nos réponses aux sept questions

Il serait malhonnête de vous donner cette grille sans y soumettre UniversVoyance. Dans l'ordre.

Nous retenons 35 % et vous gardez 65 % ; les frais du prestataire de paiement sur les consultations sont à notre charge et ne se déduisent pas de votre part. Vous fixez vos tarifs seule, canal par canal, sans validation et sans plancher ni plafond imposés. Il n'y a aucune exclusivité : vous exercez ailleurs sans nous prévenir et vous pouvez le dire sur votre page. Vos reversements partent par virements réguliers selon le calendrier du prestataire de paiement, votre relevé d'opérations reste dans votre espace, et une somme prise dans un différend n'immobilise que ce différend. Les motifs de suspension et de résiliation figurent au contrat, une suspension conservatoire vous est notifiée avec son motif, une résiliation de notre part suppose trente jours de préavis et un motif explicite. Le classement des profils ne se fonde pas sur votre volume d'activité, et ses principaux paramètres vous sont communiqués. Si vous partez — à tout moment, sans motif ni pénalité — vos contenus restent les vôtres, le nom de scène que vous avez créé demeure le vôtre, et ce que vous avez gagné vous reste dû.

Le fonctionnement complet, article par article, est détaillé dans comment ça marche quand on travaille pour un site de voyance.

Ce que cette page ne peut pas faire à votre place

Nous ne lirons pas les contrats des autres pour vous, et nous nous garderons de juger publiquement des maisons dont nous ne connaissons que la vitrine. Ce serait facile, ce serait lu, et ce serait exactement le genre de comparatif intéressé que nous refusons — la même logique nous fait refuser les classements côté clientes.

Ce que nous pouvons faire, c'est vous laisser l'outil : sept questions, six garanties légales, quatre signaux d'alerte. Envoyez le tout à trois plateformes, dont nous, et comparez la précision des réponses plutôt que la chaleur des promesses.

Et si vous voulez d'abord voir ce que nos clientes attendent d'une praticienne avant même de candidater, le guide qu'elles lisent est public, comme le reste. Le questionnaire, lui, demande dix minutes : il commence ici.

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