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Recrutement voyance : Suisse, Belgique et Québec

Le statut à avoir en Suisse, en Belgique ou au Québec, l'équivalent du SIREN chez vous, et les questions à poser avant de postuler.

Publié le 25 septembre 2026 · Mis à jour le 27 septembre 2026

Pour consulter depuis la Suisse, la Belgique ou le Québec sur une plateforme francophone, ce qui décide n'est presque jamais votre expérience : c'est votre statut d'indépendante dans votre propre pays, et le numéro qui le prouve. Voici l'équivalent du SIREN chez vous, ce qu'une plateforme sérieuse vous demandera, et les questions à poser avant de remplir un formulaire.

La vraie question n'est pas « qui recrute », mais sur quels rails passe l'argent

Les plateformes francophones sont, dans leur immense majorité, des sociétés françaises. Leur comptabilité, leur prestataire de paiement, leurs obligations déclaratives : tout est bâti sur des rails français.

Vous, vous êtes ailleurs. Vous exercez sous un droit qui n'est pas le même, avec un numéro professionnel qui n'a ni le même format ni le même émetteur, et parfois dans une monnaie différente. Rien de tout cela n'est rédhibitoire, mais rien de tout cela n'est automatique non plus.

D'où la seule question qui vaille avant d'envoyer une candidature : est-ce que mon statut, chez moi, est en règle et prouvable ? Si la réponse est non, aucune plateforme ne pourra rien pour vous, et les plus sérieuses vous arrêteront à l'étape du dossier. Si la réponse est oui, votre dossier devient examinable partout.

C'est le sens de cette page. Elle ne vous promet pas un emploi : elle vous donne l'état des lieux administratif de votre pays, avec les sources officielles, pour que vous arriviez équipée.

Ce que les annonces du secteur écrivent, et ce qu'elles ne disent jamais

Regardez une dizaine de pages de recrutement du secteur : le texte est presque toujours le même. On y promet la liberté d'horaires, le travail depuis chez soi, une inscription rapide. Et quand la question du statut apparaît, elle tient en une formule d'une élégance remarquable : « être enregistrée au registre du commerce, ou l'équivalent dans votre pays ».

L'équivalent. Personne ne dit jamais ce qu'est cet équivalent.

C'est pourtant la seule information dont vous avez besoin, et elle est publique, gratuite, et vérifiable en dix minutes sur les sites des administrations concernées. Alors la voici, pays par pays.

Suisse : c'est votre caisse de compensation qui décide, pas vous

C'est la particularité suisse, et elle surprend beaucoup de candidates : le statut d'indépendante ne se déclare pas, il se fait reconnaître.

L'Office fédéral des assurances sociales l'écrit noir sur blanc : au moment de vous lancer à votre compte, vous devez vous affilier à une caisse de compensation AVS, et c'est elle qui décidera si votre activité est reconnue comme indépendante au sens des assurances sociales.

Les critères qu'elle applique sont listés, et ils méritent d'être lus lentement quand on envisage de travailler pour une plateforme : exercer en son propre nom et pour son propre compte, être libre dans l'organisation de son travail, en assumer les risques économiques. Le texte ajoute un quatrième élément qui « peut également être déterminant » : utiliser sa propre infrastructure — bureau, appareils, adresse — pour une clientèle multiple.

Retenez ce dernier point. Une praticienne qui n'aurait qu'un seul donneur d'ordre, sans autre clientèle, s'expose à ce que sa caisse regarde le dossier de plus près. Ce n'est pas une interdiction, c'est un critère d'appréciation — mais il vaut mieux le connaître avant qu'après.

Si la reconnaissance est accordée, la caisse vous attribue un numéro de décompte, qui vous identifie comme indépendante dans toute la Suisse. C'est lui, votre équivalent fonctionnel du SIREN français : le numéro qui prouve votre statut.

Côté cotisations, la même page donne les ordres de grandeur officiels : un taux compris entre 5,371 % et 10 % selon le revenu, et un montant minimal de 530 francs par année.

L'inscription au registre du commerce, elle, n'est pas exigée d'emblée pour une raison individuelle : elle le devient au-delà d'un certain chiffre d'affaires annuel. Le seuil est fixé par le droit fédéral et il bouge rarement, mais vérifiez-le auprès de votre registre cantonal le jour où vous vous en approchez — nous ne publions pas un montant que nous n'avons pas relu à sa source ce mois-ci.

Si vous consultez depuis la Suisse et que vous voulez d'abord voir à quoi ressemble le service côté cliente, la page consulter depuis la Suisse le décrit.

Belgique : le numéro d'entreprise, et le guichet par lequel il s'obtient

En Belgique, la règle est plus directe, et elle est écrite par le SPF Économie : doit s'inscrire à la Banque-Carrefour des Entreprises toute personne physique qui exerce, en Belgique, au sein ou au départ d'une unité d'établissement, une activité professionnelle de manière indépendante.

Traduction : si vous consultez depuis chez vous, en Belgique, contre rémunération et sans lien de subordination, vous êtes dans le champ. L'inscription n'est pas optionnelle.

Ce qu'elle vous donne, c'est un numéro d'entreprise — l'identifiant unique par lequel toutes les administrations belges vous connaîtront. C'est lui, votre équivalent du SIREN.

La démarche ne se fait pas directement auprès de l'État : elle passe par un guichet d'entreprises agréé, un organisme privé mandaté pour ça, avec des bureaux partout dans le pays. Le tarif de l'inscription est fixé et publié ; il change de temps en temps, donc regardez-le le jour où vous vous y mettez plutôt que de croire un chiffre lu sur un forum.

Deux points que les candidates découvrent souvent trop tard. D'abord, on peut être indépendante à titre complémentaire : si vous avez déjà un emploi salarié suffisant, ce régime existe et il est fait pour les activités d'appoint. Ensuite, l'inscription à la Banque-Carrefour n'est qu'une des cases : l'affiliation à une caisse d'assurances sociales et la question de la TVA se règlent dans la foulée, et le guichet vous les fera passer en revue.

Côté cliente, consulter depuis la Belgique fonctionne sans rien de particulier — même monnaie, même heure.

Québec : le NEQ commence par 22, et tout dépend du nom sous lequel vous exercez

Au Québec, le mot qui vous concerne est travailleuse autonome : le Registraire des entreprises appelle ça une entreprise individuelle, exploitée par une seule personne.

Et il y a une subtilité que presque personne n'explique, alors qu'elle décide de tout : l'immatriculation dépend du nom sous lequel vous travaillez.

Si vous exercez sous un nom qui ne comporte pas votre nom de famille et votre prénom — mettons un nom de scène, ce qui est courant dans ce métier — vous devez vous immatriculer dans les soixante jours suivant le début de vos activités.

Autrement dit : le pseudonyme qui vous paraît un détail d'ambiance est, au Québec, l'élément qui déclenche une obligation légale. Beaucoup de praticiennes travaillent sous un prénom d'usage sans savoir que ce choix les fait basculer.

L'immatriculation vous vaut un numéro d'entreprise du Québec, le NEQ, qui commence par « 22 ». Détail élégant du système : ce numéro est attribué à la personne, pas à l'entreprise. Si vous cessez puis reprenez une activité dans un tout autre domaine, vous reprenez le même NEQ.

Reste la question qui n'existe ni en Suisse ni en Belgique : celle du compte bancaire. L'IBAN est un format européen — c'est le périmètre même des schémas de paiement SEPA, qui couvre l'Union et une série de pays et territoires voisins. Le Canada n'en fait pas partie et n'utilise pas ce format de numéro de compte.

C'est le point à régler en premier avec n'importe quelle plateforme française : par quel canal l'argent arrive-t-il sur un compte canadien, et qui paie les frais de change ? Posez la question avant, pas après votre première consultation. Et pour voir le service côté cliente, consulter depuis le Québec donne le tableau.

Les trois pays côte à côte

SuisseBelgiqueQuébec
Le numéro qui prouve votre statutNuméro de décompte de la caisse de compensation AVSNuméro d'entreprise (Banque-Carrefour des Entreprises)NEQ, commençant par 22
Qui l'attribueVotre caisse de compensation, après examenLa BCE, via un guichet d'entreprises agrééLe Registraire des entreprises
Ce qui déclenche l'obligationL'affiliation dès le début de l'activitéExercer une activité indépendante en BelgiqueUn nom d'exercice sans vos nom et prénom (60 jours)
Format de compteIBANIBANPas d'IBAN — format canadien
Décalage avec la FranceAucunAucunSix heures

Le décalage horaire, et pourquoi c'est un atout et non un obstacle

Sur les trois, un seul territoire change vraiment quelque chose à votre journée de travail : le Québec, avec ses six heures de décalage.

La plupart des candidates le voient comme une gêne. C'est l'inverse. Les moments où les gens cherchent à parler à quelqu'un sont le soir et la nuit — et le soir français, celui où la demande monte, tombe en fin d'après-midi chez vous. Vous êtes disponible, à l'heure du thé, exactement quand une plateforme française manque de monde.

Le raisonnement se retourne aussi : votre propre soirée québécoise correspond au milieu de la nuit en France, l'autre créneau où presque personne n'est en ligne. Une praticienne au Québec couvre naturellement deux tranches horaires mal servies. Ce n'est pas une promesse de revenus — nous n'en faisons aucune — c'est une observation de calendrier que vous pouvez vérifier vous-même.

La Belgique et la Suisse, elles, sont à la même heure que la France. Aucune organisation particulière à prévoir.

Sept questions à poser avant de remplir le moindre formulaire

Elles valent pour n'importe quelle plateforme, y compris la nôtre. Une plateforme sérieuse répond aux sept sans se dérober.

  1. Quel numéro professionnel acceptez-vous, exactement ? Le mot « équivalent » ne suffit pas : demandez si votre numéro de décompte, votre numéro d'entreprise ou votre NEQ sera accepté tel quel.
  2. Sur quel type de compte l'argent arrive-t-il, et en quelle monnaie ? Si vous êtes hors zone euro, demandez qui supporte le change.
  3. Qui fixe le tarif à la minute : vous, ou la plateforme ? La réponse à cette seule question classe le marché en deux moitiés.
  4. Quel pourcentage est retenu, et sur quelle base ? S'il faut insister pour l'obtenir, vous avez déjà la vraie réponse.
  5. Que se passe-t-il si une cliente demande un remboursement ? Qui paie, et est-ce déduit de vos versements ?
  6. Quelles sont les règles qui peuvent me faire perdre mon accès ? Elles doivent être écrites et consultables avant de signer.
  7. Qu'est-ce qui m'est interdit de dire en consultation ? Une plateforme qui n'a pas de réponse claire n'a pas de charte, et vous découvrirez ses limites le jour où ça se passera mal.

Si vous voulez le détail de ces mécaniques, elles sont déjà écrites ici pour le cadre français, et l'essentiel se transpose : comment l'argent arrive sur votre compte et ce qu'une plateforme ne peut pas vous imposer, et ce qu'il faut vérifier avant de s'engager.

Ce qui est demandé chez nous, dit sans détour

Autant l'écrire simplement, parce que c'est ce que nous aimerions lire à votre place.

Chez UniversVoyance, six choses sont vérifiées avant qu'une praticienne soit en ligne : un dossier vérifié par notre prestataire de paiement, un numéro d'entreprise contrôlé au registre, un engagement signé, la charte des praticiennes acceptée, un essai de sonnerie qui prouve que les demandes arrivent bien sur votre appareil, et au moins un canal actif avec son tarif. Votre espace vous demande aussi un compte de versement.

Le numéro d'entreprise que le parcours réclame est un SIREN — c'est-à-dire un numéro du registre national français, à neuf chiffres. Si le vôtre est un numéro de décompte suisse, un numéro d'entreprise belge ou un NEQ québécois, c'est exactement le point à régler avec nous avant de remplir la moindre case : écrivez-nous depuis la page dédiée en indiquant votre pays et le numéro dont vous disposez. Nous répondons franchement, y compris quand la réponse ne vous arrange pas — cela vous coûtera un message, pas une soirée de formulaires.

Ce que vous garderez la main dessus, en revanche, est identique pour toutes : c'est vous qui fixez votre tarif à la minute, canal par canal, et il est affiché avant que la consultation commence. Les tarifs sont libres, et une consultation payante est facturée au minimum cinquante centimes — le minimum d'un paiement par carte, annoncé à la cliente, jamais une surprise.

Une dernière chose, et c'est la plus importante. Vous ne trouverez ici aucun chiffre de revenus, aucune fourchette mensuelle, aucun témoignage de praticienne qui gagnerait tant. Nous refusons de répondre à cette question, et nous expliquons pourquoi dans la page qui la traite de front. Toute page de recrutement qui vous annonce un montant vous vend quelque chose : le nombre de consultations dépend de la demande, de vos horaires et de votre tarif, et personne ne peut l'annoncer d'avance sans mentir.

Si le cadre français vous intéresse malgré tout — parce qu'il éclaire le nôtre — le parcours réel pour déclarer une activité de voyance est détaillé étape par étape.

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