← Le blog UniversVoyance

Arnaque voyance : 9 signes et vos recours réels

Les 9 signes d'une arnaque à la voyance, et les recours réels si vous avez payé : réclamation, SignalConso, banque, plainte.

Publié le 16 août 2026 · Mis à jour le 27 août 2026

Une arnaque à la voyance se reconnaît presque toujours aux mêmes marqueurs : une promesse de résultat, un rituel payant censé lever un sort, la peur entretenue, un prix qui n'est jamais affiché avant. Si vous avez déjà payé, des recours existent en France : réclamation écrite, SignalConso, médiateur de la consommation, contestation bancaire, plainte.

La plupart des pages qui listent ces signes s'arrêtent là : elles vous disent « méfiez-vous », puis vous laissent seule devant le débit. Nous allons jusqu'au bout, y compris quand cela nous coûte : les recours décrits ici valent contre n'importe quel professionnel, le nôtre compris.

Les 9 signes qui doivent vous faire raccrocher

Aucun de ces signes n'a besoin d'être « ressenti » : ils se lisent à l'écran, s'entendent au premier échange, et la plupart se repèrent sur un profil avant de dépenser un euro — comme les critères qui se contrôlent avant de payer.

1. On vous garantit un résultat

« Il reviendra avant la pleine lune. » « Vous obtiendrez ce poste. » Personne ne peut promettre cela, et un professionnel ne le fait pas. La garantie n'est pas une preuve de don : c'est un argument de vente, souvent le premier maillon d'une chaîne de dépenses. Le retour affectif « assuré » en est la version la plus répandue et la plus coûteuse — nous en avons fait une page entière.

2. On vous vend un rituel pour lever un sort

Désenvoûtement, levée de malédiction, bougies « préparées » à votre nom : le schéma le plus lucratif du secteur, et il fonctionne par paliers. Le premier rituel échoue, donc il en faut un second, plus puissant, plus cher. Chez nous, proposer un travail occulte payant est interdit par la charte que chaque praticienne accepte. Ailleurs, retenez qu'un rituel facturé est un signal de sortie, pas une option à discuter.

3. On vous fait peur, puis on se présente comme la seule issue

La séquence ne varie pas : une menace floue (une énergie noire, quelqu'un qui vous veut du mal, un blocage sur votre lignée), puis une main tendue exclusive — « je suis la seule à pouvoir défaire ça ». Si vous ressortez d'un échange plus angoissé qu'avant, avec une seule porte de sortie et un prix au bout, la peur n'est pas un effet secondaire : c'est le produit.

4. Le prix n'est nulle part, ou il change en route

Un tarif se lit avant, pas après. Quand le prix n'apparaît qu'au moment de payer, quand il monte en cours de séance, quand on vous parle de « participation » sans jamais donner de montant, l'opacité est délibérée. Pour comparer avec une facturation normale, voici les tarifs réels du marché.

5. On vous demande combien vous êtes prêt à mettre

Cette question n'a rien à voir avec la voyance. Elle sert à mesurer votre solvabilité et votre attachement, pour caler le montant au plus haut de ce que vous supporterez. Un professionnel fixe son tarif, l'affiche, et s'y tient — que vous ayez 20 euros ou 2 000.

6. On vous demande de croire sans questionner

Le doute est légitime, et un professionnel le sait. Quand une question sur la méthode, le tarif ou le support provoque de l'agacement, un reproche sur votre « fermeture » ou une menace de fin de séance, ce n'est plus un accompagnement : c'est un rapport de force.

7. On vous relance, on vous appelle, on vous éloigne de vos proches

Messages quotidiens, rappels « urgents », insistance pour rallonger, découragement quand vous voulez en parler autour de vous. L'isolement est une technique : il supprime les personnes qui vous auraient dit d'arrêter. Un professionnel n'organise pas votre dépendance.

8. Les prédictions sont si vagues qu'elles vaudraient pour tout le monde

« Vous avez traversé une période difficile. » « Vous doutez d'une personne proche. » Ces phrases fonctionnent sur presque tout le monde et donnent l'illusion d'être vu. Le test tient en une question : cet énoncé pourrait-il s'appliquer à votre voisin ? Si oui, ce n'est pas une lecture.

9. On vous réclame vos coordonnées bancaires, vos mots de passe, ou un paiement en dehors du site

Virement sur un compte personnel, cartes cadeaux, cryptomonnaie, mot de passe « pour vérifier votre énergie » : aucune de ces demandes n'a d'usage légitime. Un paiement hors plateforme fait disparaître la trace et le recours en même temps — c'est son but. Chez nous, tout paiement se fait par carte dans le site.

Ce que la loi encadre en France, et ce qu'elle n'encadre pas

Exercer la voyance n'est pas interdit, et aucune loi ne juge la justesse d'une prédiction. Ce que le droit sanctionne, ce sont les procédés commerciaux : la tromperie et l'escroquerie.

L'escroquerie consiste à obtenir de l'argent, un bien ou un service par des manœuvres frauduleuses, avec l'intention de tromper. Elle est punie de 5 ans de prison et 375 000 euros d'amende, et les peines maximales montent à 7 ans et 750 000 euros lorsque la victime est vulnérable, du fait de l'âge ou d'une infirmité. La tentative est punie des mêmes peines.

Une fausse information sur le prix ou une tromperie sur la prestation relèvent, elles, de la répression des fraudes — la DGCCRF —, à qui ces pratiques se signalent.

Vous avez déjà payé : la question qui décide de votre recours

Tout dépend d'une seule chose : ce paiement, l'avez-vous autorisé ? Une carte utilisée à votre insu et une consultation que vous avez acceptée puis regrettée n'ouvrent pas les mêmes portes.

Votre situationPar où commencer
Un paiement est parti de votre carte sans votre accordOpposition, puis demande de remboursement à votre banque
Vous avez payé un service jamais fourniRéclamation écrite au professionnel, puis mise en demeure
On vous a fait payer un rituel ou une levée de sortRéclamation écrite, signalement DGCCRF, plainte en cas de tromperie
Le montant prélevé n'est pas celui annoncéRéclamation écrite, puis signalement DGCCRF

Si le paiement n'était pas autorisé : la banque, et vite

Faites d'abord opposition sur votre carte, puis demandez le remboursement à votre banque. Elle doit vous rembourser toutes les sommes débitées ainsi que les éventuels frais d'incident, immédiatement et au plus tard à la fin du premier jour ouvrable suivant la réception de votre contestation. Passé 13 mois, un paiement frauduleux n'est plus remboursable — le délai tombe à 70 jours pour un paiement effectué hors de l'Espace économique européen. Déclarer la fraude à la police ou à la gendarmerie est également conseillé.

Une précision qui évite bien des déceptions : la contestation bancaire couvre les paiements que vous n'avez pas autorisés. Ce n'est pas un droit de remords sur une consultation que vous avez demandée.

Si vous avez payé vous-même : les cinq démarches, dans l'ordre

1. Rassemblez vos preuves avant qu'elles disparaissent

Captures de la conversation et du profil, relevés bancaires, horodatage, courriels, factures. Conservez aussi une copie de chaque document prouvant vos démarches, accusés de réception compris. Un dossier constitué le jour même vaut dix souvenirs reconstitués trois mois plus tard.

2. Vérifiez si le droit de rétractation joue encore

Pour un service acheté à distance, vous disposez d'au moins 14 jours calendaires pour changer d'avis. Cette voie a une limite que nous préférons écrire noir sur blanc, même si elle nous dessert : les services totalement exécutés avant la fin du délai, à votre demande expresse, en sont exclus. Une consultation en direct que vous avez demandée et qui a eu lieu tombe le plus souvent dans cette exception. Si le professionnel ne vous a jamais informé de ce droit, en revanche, le délai peut être prolongé jusqu'à 12 mois — et un service payé d'avance puis jamais rendu n'est pas un service exécuté : là, c'est l'inexécution qui se réclame.

3. Réclamez par écrit, puis mettez en demeure

Écrivez au professionnel en recommandé avec accusé de réception : le problème, les références de la prestation, la copie de la facture, et la solution que vous demandez — un montant, une date. Cette étape n'est pas une formalité : le médiateur comme le juge vérifieront que vous avez d'abord tenté de régler le litige directement.

4. Signalez la pratique à la DGCCRF

Le signalement se fait sur SignalConso (signal.conso.gouv.fr) : la DGCCRF et le professionnel concerné sont tous deux informés de votre démarche. Un numéro non surtaxé existe aussi, le 0809 540 550. Le signalement ne vous rembourse pas, mais il alimente les contrôles — et c'est souvent l'accumulation de signalements qui déclenche une enquête.

5. Saisissez le médiateur, puis la justice si nécessaire

Le recours au médiateur de la consommation est gratuit, et ses coordonnées figurent dans les conditions générales de vente du site ; il faut avoir tenté de régler le litige avec le professionnel avant de le saisir, et le faire avant tout tribunal. Si la médiation échoue, une tentative de résolution amiable reste obligatoire avant de saisir le tribunal judiciaire pour un litige portant sur une somme qui ne dépasse pas 5 000 euros — le conciliateur de justice, bénévole, s'en charge gratuitement. Au-delà, c'est le juge des contentieux de la protection ou le tribunal judiciaire, selon le montant. En cas d'escroquerie ou de tromperie, la voie est pénale : plainte au commissariat, en gendarmerie, ou par courrier au procureur de la République.

Ce qu'une plateforme peut rendre difficile, et ce qu'elle ne peut pas

Une plateforme sérieuse ne supprime pas le risque, elle en retire les conditions matérielles. Chez nous, une praticienne passe six vérifications avant d'apparaître, dont le contrôle de son dossier par notre prestataire de paiement et de son numéro d'entreprise au registre national, et accepte une charte qui interdit les promesses de résultat, les travaux occultes payants, la peur comme argument et tout paiement hors du site — le détail de ces contrôles est public. Le tarif à la minute est affiché avant, un compteur montre le temps et le montant pendant, et vous ne payez que les minutes passées ensemble. De votre côté : un plafond de 300 euros par 24 heures glissantes, que vous pouvez abaisser vous-même, et une auto-exclusion qui ferme toute consultation payante pour la durée que vous choisissez. Rien ne se rouvre sans un geste de votre part.

Ce qu'aucune plateforme ne peut promettre, c'est la justesse d'une lecture. Nous ne la promettons pas non plus. Et si le problème vient de chez nous, les cinq démarches ci-dessus s'appliquent contre nous exactement comme contre les autres.

Si l'échange s'est déroulé sur une messagerie privée, vos recours changent de nature — la voyance par WhatsApp explique pourquoi, et quoi faire.

Légal, plainte, remboursement : les trois questions qui restent

La voyance est-elle légale en France ?

Oui. Aucune règle n'évalue la justesse d'une prédiction ; ce sont les procédés commerciaux qui sont encadrés — la tromperie relève de la DGCCRF, l'escroquerie du juge pénal.

Peut-on porter plainte contre un voyant ?

Oui, lorsque les faits relèvent de l'escroquerie ou de la tromperie — un rituel facturé pour lever un sort inventé, par exemple. La plainte se dépose au commissariat, en gendarmerie, ou par courrier au procureur de la République près le tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur.

Peut-on se faire rembourser une voyance ?

Cela dépend. Un paiement non autorisé se conteste auprès de votre banque ; un service jamais rendu se réclame par écrit, puis devant le médiateur. Une consultation que vous avez demandée et qui a eu lieu, en revanche, ne relève pas de la rétractation : c'est pourquoi le tarif doit être connu avant.

Si vous ne savez pas par où commencer, Info Escroqueries (0 805 805 817, appel gratuit) oriente et conseille. Pour voir à quoi ressemble une séance normale, du premier message à la fin du compteur, notre guide complet de la consultation et notre guide de la voyance en ligne sérieuse prennent les questions dans l'ordre. Et quand vous vous sentez prête, vous pouvez voir qui est en ligne en ce moment.

À lire aussi

Qui écrit nos articles ?