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La méthode du Relevé — et pourquoi personne ne peut compter les voyants de France
Comment nous relevons
- Uniquement les pages publiques des plateformes elles-mêmes, lues en navigateur réel (certains sites n’affichent leurs prix qu’avec JavaScript). Aucun compte créé, aucun paiement engagé, rien lu derrière une connexion — ce qui n’est pas public n’entre pas.
- Chaque fait porte sa source et sa date. Un tarif d’annuaire est un instantané (les praticiens affichés changent à chaque visite) ; une grille écrite aux CGV est un engagement contractuel publié. Le tableau dit lequel des deux, ligne à ligne.
- Les contradictions se rapportent, sans arbitrage : quand un site affiche deux planchers différents sur deux pages, ou « 10 minutes gratuites » ici et « 15 € les 10 minutes » là, nous citons les deux, avec les deux sources.
- Ce que nous n’avons pas pu lire est dit : tarif audiotel absent d’une page, prix « sur le profil du médium » introuvable, éditeur non identifié — les absences constatées sont des faits, jamais comblées par une supposition.
- Zéro jugement : pas de palmarès, pas d’étoiles, pas de favori. Nos propres prix figurent dans le relevé, signalés, avec l’effectif dit en clair — chez nous le tarif par minute est libre (le gratuit existe) ; seul un minimum de facturation de 0,50 € par consultation payante s’applique, annoncé avant de commencer : ce n’est pas un prix pratiqué, il ne figure donc pas au relevé.
Pourquoi personne ne peut dire combien il y a de voyants en France
C’est la question qu’on nous pose le plus, et la réponse honnête est : ce nombre n’existe pas. Voici pourquoi, chiffres à l’appui — relevés le 24 août 2026 sur l’API publique « Recherche d’entreprises » de l’État (data.gouv.fr), requêtes reproductibles.
- 496 unités légales actives portaient ce jour-là un mot des arts divinatoires (voyance, médium, cartomancie, astrologie…) dans leur dénomination, sigle ou enseigne, après filtrage manuel du bruit. Ce nombre décrit des noms d’entreprises — pas une profession.
- Un tiers du champ échappe au code d’activité. Seules 66 % de ces unités déclarent le code 96.09Z où l’on range la voyance ; les autres sont éparpillées (associations, commerce, immobilier…). Compter par code rate un tiers du champ par construction.
- Le vocabulaire piège les moteurs. « Tarot » attrape 469 entités… dont la quasi-totalité sont des clubs du jeu de tarot (24 seulement relèvent du code de la voyance). « Voyant » attrape les associations de malvoyants. « Médium » attrape l’art contemporain et l’immobilier.
- Le code lui-même est un fourre-tout. La nomenclature 2025 range les astrologues et spirites avec — liste officielle de l’INSEE — les agences matrimoniales, les studios de tatouage, les cireurs de chaussures et les photomatons à pièces. Un « nombre d’entreprises du code » ne compte pas des voyants.
- Le référentiel entier bascule le 1ᵉʳ janvier 2027 (passage à la NAF 2025, annoncé par l’INSEE) : toute série temporelle commencée aujourd’hui casserait dans quelques mois, et la recodification disperse les activités — deux voyantes identiques ne se retrouveront pas dans la même case.
- Et une règle que nous nous imposons : la dénomination d’un entrepreneur individuel est un nom de personne. Nous ne publierons jamais de liste — des agrégats seulement.
Quiconque vous vend « le nombre de voyants en France » vous vend un chiffre qui ne peut pas exister. Ce que nous savons faire, et que nous faisons ici, c’est relever ce que coûte la voyance en ligne, à date, sources ouvertes.
La cadence
Une édition par trimestre. Chaque édition est figée à sa publication et garde son adresse pour toujours : édition d’août 2026.